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Pourquoi choisir de mettre fin à une entente client?

Pas facile de dire non! Encore moins évident de donner un « non » définitif qui mettra fin à une entente que vous avez avec un client.

Qu’est-ce qui peut nous pousser à mettre terme à une relation d’affaires? Les raisons sont multiples. À la base, je vous dirais toutefois que ce sont nos valeurs intrinsèques qui risquent d’être en conflit.

J’ai personnellement vécu cette expérience, comme plusieurs d’entre vous, j’en suis certaine.  J’ai consulté quelques entrepreneurs de mon entourage afin de connaître leur point de vue.

Quand l'entente dérape

Quand l’entente dérape

PARMI LES CAUSES MENTIONNÉES

  • Ne rejoint pas mes principales valeurs. Par exemple, si vous prônez le respect, la liberté et l’autonomie et que le client souhaite imposer ses règles plutôt que de respecter votre méthode de travail.
  • Personnalité non compatible. Eh oui! Non seulement est-ce une raison valable, mais elle est plus fréquente qu’on peut le croire. Vous pouvez adorer une personne en tant qu’être humain, mais du point de vue professionnel, parfois, c’est tout le contraire.
  • Le non-paiement des honoraires ou les retards fréquents.
  • La négociation sur les tarifs, non seulement sur le taux horaire, mais sur le montant facturé.
  • Les requêtes de dernière minute qui se multiplient, démontrant un manque flagrant d’organisation de la part du client.
  • Le manque de suivi et de clarté occasionnant des retards de production.
  • Le client qui tente d’être « ami » et qui profite par la suite de ce statut pour vous amadouer sur certains extras ou pour en tirer avantage d’une façon ou d’une autre.
  • Ne plus avoir de plaisir à travailler avec un client. Ce dernier vous « gruge » du temps « non monnayable » sans arrêt, n’est jamais satisfait du premier coup, est négatif ou draine votre énergie? Oust! Vous n’avez pas à subir ce contexte de travail.

PAS TOUJOURS LA FAUTE DU CLIENT!

Voici de bonnes excuses, vous dites-vous, puisque vous hésitiez justement à mettre un terme à une entente de travail.

Halte! Regardez-vous en premier lieu dans le miroir. Nous sommes parfois les catalyseurs des mauvais plis que prennent nos clients. Comment?

  • En acceptant les requêtes de dernière minute, parce que nous sommes incapables de dire non.
  • En omettant d’établir nos limites, entre autres en termes d’horaire de travail et des conditions « acceptables » d’un mandat.
  • En poursuivant nos services malgré les retards de paiement.
  • En hésitant lorsque quelqu’un veut négocier sur nos tarifs. Vous VALEZ votre taux horaire (n’est-ce pas?). Même si vous collaborez avec d’autres travailleurs autonomes, s’ils souhaitent obtenir vos services, ils doivent respecter vos tarifs. Il s’agit là d’une introspection que vous devez entreprendre. En diminuant vos tarifs, vous risquez, consciemment ou non, de vous dévaloriser.

Selon Sylvie Cousineau, fondatrice de CP Concept et travailleuse autonome aguerrie, l’une des problématiques les plus fréquentes au début de notre nouvelle carrière d’entrepreneur, c’est la peur de déplaire.

« Il faut se choisir avant tout, se plaire à nous-mêmes », m’a-t-elle confié. « Pour cette raison, il faut dire ce que l’on pense, même si ça déplaît. »

Au début, Sylvie faisait comme la plupart des entrepreneurs, soit « se mettre en dernier et faire passer les autres en premier ».

À RETENIR

Éliminez VOS mauvais plis avant tout. Vous serez en mesure de limiter les mauvaises habitudes de vos clients par la suite. Si vous devez mettre fin à une entente malgré tout, n’attendez pas d’être au bout du rouleau.

Choisissez bien vos clients! Surtout, ne conservez pas un client uniquement parce que vous n’avez pas les moyens de le perdre. Pensez plutôt au temps qui sera libéré pour partir à la recherche de clients potentiels.

Dans mon prochain billet, j’aborderai le fameux « contrat » qui lie un client à son fournisseur de produit ou service. Dites-vous qu’une entente verbale vaut autant qu’une entente écrite. Cependant, lorsqu’aucun contrat n’est signé, les malentendus peuvent rapidement se multiplier.

Au plaisir de lire vos commentaires et expériences.

Stéphanie

Cet article a été publié à l’origine sur le blogue NIVITI de Kim Auclair, une entrepreneure reconnue qui publie dans le Journal de Montréal et de Québec, ainsi que pour le journal les Affaires.

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